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Les meilleurs moments de l’Assemblée Générale

Transcription de la vidéo : meilleurs moments de l'assemblée générale Natixis - 1 - La statégie

La stratégie : le bilan du plan stratégique New Deal

[Laurent MIGNON - Directeur Général de Natixis]

Je vais vous faire un bilan rapide du plan stratégique New Deal que l'on avait présenté en septembre 2009 et qui arrive à échéance, avant la préparation du nouveau plan stratégique qui couvrira la période 2014/2017 et qui s'inscrira dans le cadre du plan stratégique du groupe BPCE. Ce plan stratégique a permis de transformer profondément le modèle de Natixis sur la période, d'abord par la restauration de la rentabilité de Natixis. Deuxièmement, grâce au renforcement de sa structure financière. Troisièmement, avec un recentrage de Natixis sur ces trois métiers cœurs : la banque de grande clientèle, l'épargne et les services financiers spécialisés. Également par l'ancrage profond de Natixis dans le groupe BPCE, ce qui a d'ailleurs permis, parce que cet ancrage est maintenant intrinsèque, de boucler l'opération de crédits coopératifs d'investissements. Enfin, un élément important qui était à l'origine des difficultés de votre société, la gestion en extinction des actifs difficiles que l'on a réunie sous le terme GAPC, gestion active des portefeuilles cantonnés.
Concernant la restauration de la rentabilité, la slide que vous avez devant vous montre que depuis le troisième trimestre 2009, Natixis a eu quinze trimestres consécutifs de résultats positifs et que la somme des bénéfices cumulés sur cette période s'est élevée à 5,7 milliards d'euros. Aucun trimestre n’a été négatif depuis cette date et nous avons depuis décidé de passer à une politique de distribution de dividendes qui sera, je l’espère, favorable aux actionnaires, en proposant à partir de 2013 un taux de distribution de 50 % des résultats. Le dividende au titre de l'année 2012, qui vous sera proposé en termes de dividende ordinaire, est de 0,10 euro par action. Le dividende exceptionnel au titre de l'année 2012, qui sera proposé lors d'une assemblée qui va suivre et qui fera suite à l'opération des CCI, sera de 0,65 euro par action, les deux s'additionnant.

C’est une profonde transformation du modèle économique qui a eu lieu avec une réduction du profil de risque très importante qui a été menée par Natixis depuis 2009. Vous le voyez devant vous avec une baisse des encours pondérés qui sont passés de 166 milliards d'euros au 31 décembre 2008 à 93 milliards d'euros au 31 décembre 2012. Il y a donc eu une profonde réduction de la prise de risque de l'entreprise, qui a contraint et réduit les risques qu'elle prenait. Pendant la même période, le produit net bancaire, c'est-à-dire l'équivalent du chiffre d'affaires de votre société, est resté stable à environ 6,5 milliards d'euros. Cela se traduit par une baisse du besoin en ressources rares, c'est-à-dire le besoin de refinancement de Natixis. Le besoin d'actifs pour financer les activités de la banque de grande clientèle ou des activités en gestion extinctive est passé de 148 milliards au 31 décembre 2008 à 77 milliards au 31 décembre 2012.
La combinaison de ce travail avec un recentrage important de la banque de grande clientèle sur ses clients se traduit par un renforcement très significatif de la structure financière. Baisse des risques et rentabilité, cela se traduit par un ratio Core Tier 1 qui est passé de 6,5 % à 11,8 % au 31 décembre 2012. Pour que ce soit constant et que vous puissiez mesurer l'évolution, il s'agit de l’évolution du ratio dit Bâle 2,5, c'est-à-dire avant le passage au célèbre ratio Bâle 3 dont l'on parlera tout à l'heure dans les résultats détaillés de l'année 2012.

L’objectif du plan était également de recentrer l’activité de votre société sur ces trois métiers cœurs. Les trois métiers, c'est d'abord la banque de grande clientèle, la banque qui est aujourd'hui vraiment totalement orientée clients. Elle a abandonné les activités de comptes propres pour se recentrer sur le service de ses clients. La banque a reçu de nombreuses récompenses, notamment celle d’être la meilleure banque sur le marché secondaire des crédits syndiqués en 2012 et la meilleure banque en 2012 en financement d'avions et je pourrais en citer d'autres.
Le deuxième grand métier, c'est celui de l'épargne. L'épargne, cela comprend d'abord la gestion d'actifs et votre société est aujourd'hui un des grands gestionnaires d'actifs mondiaux, gérant plus de 600 milliards d'euros d'actifs en Europe, plus particulièrement en France, mais aussi aux États-Unis. C'est également l'assurance avec Natixis assurance et la distribution de ses produits pour le compte du réseau des banques populaires. C'est également la banque privée avec la banque privée 18-18. En matière d'épargne, Natixis est aujourd'hui le treizième gestionnaire d'actifs au monde, avec 613 milliards d'actifs sous gestion au 31 mars.

Enfin, ce sont les services financiers spécialisés au service du développement de la clientèle des deux réseaux, Banque Populaire et Caisse d'Epargne. Ce sont des services d'expertise, de financements spécialisés comme le crédit à la consommation, le crédit-bail, l'affacturage ou alors des activités de services financiers purs comme la gestion des titres pour les particuliers ou les services de paiements. Nous sommes aujourd'hui le premier teneur de comptes en épargne salariale en France. Natixis est le troisième acteur du crédit à la consommation et en matière d'assurance caution, le premier acteur en France.

Cette période est également une période pendant laquelle le chiffre d'affaires réalisé entre Natixis et les réseaux Caisse d’Epargne et Banque Populaire s’est développé. Il s'est développé conformément au plan que nous avions d'intensification des énergies entre Natixis et les deux réseaux, de manière à créer une plus grande proximité. Un travail sur le terrain de proximité, une meilleure confiance et une meilleure compréhension des besoins mutuels. Ce travail a payé puisque nous avons des revenus additionnels issus des produits et du chiffre d'affaires faits avec les banques populaires et les caisses d'épargne ou avec leurs clients qui se sont élevés à 303 millions d'euros pour Natixis, très légèrement supérieurs à l'objectif que nous nous étions fixé qui était de 296 millions en point de passage à décembre 2012. Notre objectif ultime à la fin du plan, c'est-à-dire à la fin de cette année, est d’atteindre un niveau de synergie entre les deux de 315 millions d’euros et nous sommes confiants dans notre capacité à atteindre cet objectif. Les services financiers spécialisés dans ce domaine affichent de très bonnes performances et ce sont ceux qui se développent le plus vite et qui sont en avance sur le plan de marche. On est un peu plus en retard sur les métiers de l'épargne, étant donné les changements qui sont intervenus dans la période et la tendance à la rebilanciarisation en matière bancaire. Il est important de noter la progression de la part relative du PNB réalisé par Natixis avec les deux réseaux. Il était de 16 % en 2010 et il est de 20 % en 2012. Il sera légèrement supérieur en 2013.

Enfin, un point très important, c’est la gestion active des portefeuilles cantonnés, c'est-à-dire la gestion de ces portefeuilles qui ont été à l'origine des difficultés qu'a pu connaître Natixis en 2008. Depuis qu’elle a été mise en place, la GAPC a permis de réduire très significativement les risques de Natixis avec un impact faible sur les résultats, en dehors de l'année 2009 et des années précédentes. L'année 2009 a été l'année de la mise en place et depuis, ce sont des résultats et des impacts qui sont réels, 182 millions en 2010, 68 millions en 2012 et 113 millions en 2013, mais qui restent modérés au regard de ce qu’il y a pu y avoir dans d’autres établissements ou chez Natixis préalablement. En contrepartie de cette gestion active, la valeur nette des portefeuilles de crédits a été réduite de 57 % sur la période. Les actifs pondérés ont baissé de 55 % avant le mécanisme de la garantie et après le mécanisme de la garantie donnée par BPCE, ils ont baissé de 65 % pour atteindre 6 milliards d'euros au 31 décembre 2012. Notre objectif est d'avoir fermé la GAPC, cette gestion des actifs cantonnés, à mi 2014, c'est-à-dire dans un peu plus d'un an.

Voilà pour ce qui est du plan stratégique et des objectifs qui ont été atteints à cette occasion.