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Les meilleurs moments de l’Assemblée Générale

Transcription de la vidéo : meilleurs moments de l'assemblée générale Natixis - 2 - Projet de cession CCI

Projet de cession des Certificats Coopératifs d’Investissement (CCI) aux Banques Populaires et aux Caisses d’Epargne

[Laurent MIGNON - Directeur Général de Natixis]

Je vais maintenant faire un point particulier sur le projet de cession des certificats coopératifs d'investissement, cession envisagée pour un prix de 12,1 milliards d'euros. Le projet de cession est la vente de chacun des certificats coopératifs d'investissement détenus par Natixis aux banques populaires et aux caisses d'épargne. Le prix de cession, c'est 12,1 milliards. C'est une valeur équivalente au prix de revient consolidé dans les livres de Natixis et ce sera donc sans impact sur le résultat net consolidé part du groupe de Natixis à l'occasion de la cession. La valorisation retenue s'élève à un peu plus d'une fois les capitaux propres agrégés des banques populaires et des caisses d'épargne. Cette cession va se traduire par un allégement des actifs pondérés portés par Natixis, 16 milliards d'euros. C'est l'effet net de la cession des CCI et du remboursement de l'opération que nous avions évoquée il y a maintenant un an, à savoir les P3CI. Par ailleurs, il y a une augmentation concomitante des fonds propres prudentiels de Natixis d'environ 800 millions d'euros. Ceci étant bien entendu avant la distribution exceptionnelle dont nous allons parler.

L'opération de débouclage de la transaction des P3CI aura lieu en même temps et elle se traduira en intérêts annuels payés par Natixis par une économie de 268 millions d'euros avant impôts, l'équivalent en 2012, mais pour les années qui viennent. Après l'opération, l'impact sera très limité sur le résultat net part du groupe pro forma 2012 de Natixis. Si l'on avait fait cette opération au 1er janvier de l'année 2012, son impact aurait été la déconsolidation du résultat des caisses d'épargne et des banques populaires qui sont aujourd'hui consolidées par mise en équivalence dans le résultat de Natixis. C'est un impact négatif, puisque l'actif n'est plus là, de 444 millions d'euros. En même temps, le débouclage du P3CI, la distribution du dividende exceptionnel, le placement de l'excédent de liquidités et l'impôt, qui sont les flux résultant de l'opération de cession, auront un impact positif sur le résultat de 382 millions d'euros. Vous voyez donc que le solde net est un impact de 63 millions d'euros sur le résultat net part du groupe sous-jacent de Natixis en 2012, donc relativement faible, mais avec des niveaux de fonds propres qui ont été réduits avec la distribution exceptionnelle et une amélioration de la rentabilité des fonds propres.

C'est un projet de simplification de la structure Natixis qui est bien recentrée sur ses trois métiers, banque de grande clientèle, épargne et services financiers. Simplification qui devenait nécessaire en raison du changement de traitement prudentiel de ses certificats coopératifs d'investissement, changement de traitement prudentiel qui est intervenu le 31 décembre 2010. Alors que le traitement était plutôt favorable lors de la création de Natixis en 2006, il l’est devenu moins et on pouvait anticiper qu'il le devienne encore moins dans les futures évolutions réglementaires européennes. Cela permet de sortir d'une complexité de structure de compte de résultat puisque Natixis était une filiale, par le biais de BPCE, des caisses d'épargne et des banques populaires et Natixis détenait par ailleurs 20 % de chacune des caisses d'épargne et des banques populaires. C'était une opération complexe en termes de perception et de consolidation. Enfin, cela permet une optimisation de l'allocation des fonds propres. Maintenant, 83 % des fonds propres de Natixis sont alloués à ces trois métiers cœurs.

Elle se traduit par la proposition d'une forte distribution aux actionnaires. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, la cession des CCI génère une réduction des encours pondérés par elle-même de 42 milliards. L'opération P3CI, qui en absorbait une partie, est débouclée également. Ce qui fait qu'en fait, ce sont 16 milliards d'euros d'encours pondérés qui sont déduits, ce qui représente 120 points de base d'amélioration du ratio de fonds propres de Natixis. Par ailleurs, elle génère 800 millions de fonds propres prudentiels en plus à l'issue de la session, ce qui fait soixante points de base. Le tout amenait le ratio des fonds propres durs de Natixis vision Bâle 3, la nouvelle façon de les mesurer, à 12,8 %. Nous allons proposer une distribution exceptionnelle à l'occasion de cette opération de 2 milliards d'euros, qui seraient distribués à tous les actionnaires. Cela ferait 0,65 d'euro par action, ce qui représente 22,9 % de la valeur de l'action au 15 février 2013 quand l'opération a été annoncée. Cette distribution réduit les fonds propres de 160 points de base, ce qui fait que le ratio fond propres de Natixis, toujours vision Bâle 3, après la distribution telle qu'elle interviendra dans le courant de l'été, sera de 9,2 %, donc au-delà de la barre symbolique des 9 % telle qu'elle est communément admise par les acteurs.

C'est une opération qui est créatrice de valeur pour les actionnaires de Natixis, d'abord par la distribution exceptionnelle de 2 milliards d'euros avec 0,65 d'euro par action. Aussi parce qu'elle permet d'améliorer le coefficient d'exploitation de Natixis qui passera de 76,5 à 71 %. Parce qu'elle se traduit par une baisse très limitée du résultat net part du groupe de 63 millions d'euros et parce qu'elle se traduit par une amélioration du retour sur fonds propres qui s'améliore de quarante points de base, c'est-à-dire 0,40 %, passant de 8,1 % à 8,5 %. Je crois qu'à l'issue de cette opération, vous avez une entreprise avec une structure simplifiée, une banque vraiment recentrée sur ses métiers cœurs, profondément ancrée dans le groupe BPCE et avec un niveau de solvabilité satisfaisant, mais qui permet également de projeter une politique de distribution favorable aux actionnaires avec un objectif de taux de distribution de 50 % à partir de 2013.

En conclusion, vous voyez qu'après avoir connu la crise des subprimes, la mise en place du plan stratégique New Deal, le plan d'adaptation qu'il a été nécessaire de mettre en œuvre en novembre 2011 pour tenir compte de la crise sur les dettes souveraines européennes et la crise de liquidités qui en a découlé, nous arrivons à échéance de ces plans avec les résultats dont je vous ai parlé. Nous sommes en train d'élaborer dans le cadre de la réflexion stratégique du groupe BPCE le nouveau plan stratégique de Natixis qui sera présenté lors de la prochaine assemblée générale. Il sera présenté au marché d'ici la fin de l'année.