• Catastrophes naturelles : assurément unis

    Thierry Di Bin, assuré touché par le séisme qui a frappé Le Teil en Ardèche le 11 novembre 2019. Il est accompagné de Frédéric Senescal, responsable technique indemnisation et inspecteur chez Natixis Assurances.
    #Assurances #EMEA #Business #Engagements solidaires
    Publié le 09/03/21
    Lecture 7 Min.

    Une catastrophe naturelle est un choc pour l’assuré. La dimension humaine de l’accompagnement est essentielle. Pour être au plus près des assurés des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne dans ces situations d’urgence, Natixis Assurances déploie un dispositif spécifique. Notamment, des inspecteurs sont dépêchés sur place pour venir en aide aux sinistrés et fluidifier le processus d’indemnisation. Nous avons suivi l’un d’entre eux sur les lieux du séisme survenu au Teil en novembre 2019.

    Reportage : un an et demi après le séisme qui a sinistré ce petit village d’Ardèche

     

    Entretien avec Frédéric Senescal, responsable technique indemnisation et inspecteur.

    Qui êtes-vous ?

    Je suis Frédéric Senescal. Je travaille chez Natixis Assurances, l’assureur des clients des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne et je suis responsable technique indemnisation spécialisé dans l’assurance habitation. J’ai aussi une casquette d’inspecteur qui explique mes déplacements sur le terrain, pour venir en aide à nos assurés sinistrés. Nous sommes une équipe de trois inspecteurs et lorsque la situation l’exige, nous faisons appel à des correspondants terrain pour venir en renfort. Nous faisons le lien entre nos assurés sinistrés, les distributeurs (c’est-à-dire, pour ce qui me concerne, les Caisses d’Epargne), nos experts et les services d’indemnisation. Nous sommes les yeux des gestionnaires vis-à-vis des experts, l’interface entre grilles d’indemnisation et conditions contractuelles et la réalité des sinistrés sur le terrain.

     

    Comment est enclenchée une mission ?

    C’est un travail d’équipe. La cellule statistique va assurer la vigilance météorologique et, en cas de menace, prévenir par sms toute la base d’assurés pour qu’ils se mettent à l’abri. Si l’évènement se déclenche, un numéro vert est mis à disposition, les moyens sont mis en face – par exemple les gestionnaires vont se concentrer sur la réception des appels. En fonction du volume de déclaration, je suis dépêché sur place. Je viens en aide aux assurés mais aussi aux distributeurs, très sollicités en cas de catastrophe naturelle. Ils font notre force de bancassureur car ils ont établi une relation et une vision d’ensemble avec nos clients, parfois ils ont financé le bien qui est sinistré… Je suis basé à Mérignac et je dois me rendre sur place, parfois en hélicoptère puis à pied pour atteindre des endroits coupés du monde, comme ça a été le cas à Tarbes en 2019 et à Saint Martin de Vesubie à l’automne 2020.

     

    Comment vivez-vous votre métier ?

    Je suis issu d’une famille de médecins, c’est une passion de famille d’être utile et d’aider les gens. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être confronté à la détresse des gens. On a parfois l’impression d’être en état de guerre, il y a l’armée sur place... C’est captivant de participer à l’élan de solidarité, de s’inscrire dans cette relation de confiance avec les assurés, d’être le point d’entrée pour leur venir en aide. Je suis souvent amené à prendre des positions au nom de l’entreprise pour débloquer des situations, sortir des clauses contractuelles. Lors de la tempête Alex par exemple, nous avons accordé des prolongations des nuits d’hôtels et des relogements. J’aime être le garant que l’assuré va être correctement pris en charge. Ma première mission, c’était en 2005 lors de la tempête Xynthia. Et 15 ans après, je suis toujours aussi passionné par mon métier avec le souci d’apporter la meilleure aide possible à nos assurés !

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