Entretien avec Ghislain FOUCQUE, co-fondateur du Pot Commun

Deuxième acteur de la cagnotte en ligne et du paiement communautaire en France, le Pot Commun a rejoint le métier Paiements de Natixis début 2017.

Le Pot Commun, c’est :

 

  • 6,5 millions de participants
  • une nouvelle participation à un pot toutes les 3 secondes
  • 230 millions d’euros de collectés depuis sa création
  • plus de 30 sites partenaires (Amazon, Fnac, Décathlon, Nature & Découverte, Relais & Châteaux...)

 

 

Qui se cache derrière Le Pot commun ?

À l’origine, nous étions trois cousins germains associés, complémentaires en termes d’expertises et animés dès le départ par la même fibre entrepreneuriale. Aujourd’hui, nous sommes quatre associés. Le Pot Commun est une magnifique aventure que nous partageons depuis 6 ans avec une famille désormais élargie à une trentaine collaborateurs et qui grandit chaque jour !

 

Comment vous est venue cette idée ?

L’histoire du Pot Commun remonte à 2011 à la suite d’un réveillon pour lequel nous demandions une participation financière à chacun de nos invités et ce fut compliqué de récupérer les fonds que nous avions avancés. Ce réveillon a été le déclic : en deux jours, nous avions quitté nos jobs respectifs pour trouver une solution permettant d’organiser des dépenses à plusieurs. Le sujet concerne tous les âges, toutes les catégories socio-professionnelles et un panel varié d’évènements : cadeaux de naissance, de retraite, pendaisons de crémaillères, organisation d’un week-end… Après quelques mois de développement, le Pot Commun est né !

 

Comment l’entreprise a-t-elle grandi ?

Nous avons toujours fait très attention à nos coûts et notre croissance est continue et régulière. La 1re année, nous avons collecté 1 million d’euros. En 2014, nous avons fait appel à des business angels pour notre première levée de fonds de 200 000 € et saisi de belles opportunités d’investissement. Nous avons ainsi racheté deux de nos concurrents et réalisé une campagne de publicité. En octobre 2015, quatre ans après la création du Pot Commun, nous avons rejoint le Groupe BPCE. Nos perspectives s’élargissent aujourd’hui avec Natixis Payment Solutions : de nouveaux moyens et plus de synergies !

 

Le Pot Commun a tout d’une success story : quel est votre secret ?

Nous développons des nouvelles fonctionnalités uniquement à partir des retours de nos clients, via le site, Facebook ou Twitter. L’idée est de bien comprendre comment l’utilisateur vit l’expérience Pot Commun. Nous sommes ainsi dans une démarche de cocréation avec nos clients qui contribuent vraiment au développement du service. Nous maîtrisons totalement nos outils en interne, donc nous pouvons réagir en quelques heures. Autre point fort : le phénomène est viral ! À chaque fois qu'un client crée un Pot Commun, il devient « tiers de confiance » et invite en moyenne 12 personnes à participer à sa cagnotte. Trois d'entre elles feront de même à leur tour. Nous misons aussi sur la récurrence : il est rare de revenir à la « petite enveloppe » après avoir testé une cagnotte en ligne. Enfin, la volatilité est faible : une fois que l’utilisateur a saisi ses données personnelles et coordonnées bancaires, il est peu probable qu’il change d’opérateur.

 

Que vous apporte concrètement votre rattachement à Natixis et plus précisément l’écosystème de Natixis Payment Solutions ?

Aujourd’hui, nous avons le meilleur des deux mondes : la capacité de réaction et l’agilité d’une start-up avec une pleine autonomie de gestion, et la caution et l’assise financière d’une grande entreprise comme Natixis, indispensable à notre développement. Nous misons sur les synergies avec les autres équipes Natixis Payment Solutions et avons par exemple lancé une offre en partenariat avec CADOCarte.

 

L’info en +

Natixis Payment Solutions réunit toutes les activités et solutions de paiement et de prépayé, en commerce de proximité, par internet et par mobile. Elle est au service des réseaux bancaires du Groupe BPCE et de clients directs - commerçants, entreprises, collectivités locales, associations, établissements bancaires ou encore Payment Service Provider (PSP).